Un nouveau visage aux rênes du Cépop

À prime abord, elle a tout de la souris des villes. Mais Julie est bel et bien une fille de campagne! Après avoir flirté avec les relations publiques, la directrice générale du Cépop par intérim embrasse maintenant le travail communautaire et la souveraineté alimentaire.

Julie Villeneuve a pris la direction générale du Cépop au début juillet pour permettre à Marianne de donner naissance à son premier enfant. Et on a toutes les raisons de croire que l’organisme est entre bonnes mains.

D’où nous arrivez-vous, Julie? Quel chemin professionnel avez-vous parcouru?

J’ai une formation en relations publiques, un bac que j’ai fait à l’UQAM. Mon premier emploi dans le domaine était au Musée du Château Ramezay à Montréal. Derrière le musée il y avait un grand jardin, le Jardin du Gouverneur. C’est vraiment un bel endroit. Ça m’a donné le goût du jardinage et de l’éducation horticole. 

Ensuite, j’ai déménagé en Estrie où mon premier emploi fut de diriger Les Comptonales, un gros événement agroalimentaire. Mon rôle était de rassembler producteurs et artisans et d’organiser des dégustations sur huit fermes de la région de Compton. L’année où j’étais en fonction, on a eu un achalandage monstre, il y a eu plusieurs embouteillages tellement on a eu de visiteurs! Ce fut pour moi une expérience fascinante, qui m’a fait explorer la région, ses productions agricoles. J’ai découvert notamment les camerises que j’adore – je ne savais même pas que ça existait! J’ai appris aussi à mieux comprendre la réalité agricole, chose avec laquelle je n’étais pas du tout familière. Ensuite, j’ai travaillé à la Maison Merry, un lieu de culture sur l’histoire de Magog, et c’est de là que j’arrive. Je suis quelqu’un de très polyvalent, qui aime la culture, l’organisation d’événement, la gestion et le travail d’équipe.

Et qu’est-ce qui vous interpelle dans la mission du Cépop?

La pandémie actuelle me fait réfléchir. Je ne serai jamais infirmière ou préposée aux bénéficiaires, ça n’est pas mon profil. Mais je veux faire quelque chose pour contribuer à une société meilleure. Quand j’ai vu l’offre, ça m’a interpellée. C’est un organisme qui aide directement les gens à relever leurs défis, à atteindre leurs objectifs personnels. À la base, c’est la volonté de faire une différence dans ma communauté qui m’a amenée ici.  

En plus, je suis une anti-gaspillage féroce et la lutte au gaspillage alimentaire fait partie de ma description de tâches. Je suis heureuse de contribuer à cette lutte au-delà des murs familiaux! Moi-même, je cuisine et jardine, j’adore ça. Cela rassemble tous mes intérêts.  

Vous dites que vous aimez la cuisine et le jardinage. À quoi ressemblent votre potager et les mets que vous cuisinez?

Avec ma fille et mon conjoint, nous venons tout juste d’acquérir une nouvelle maison et je suis en train de planifier mon espace de culture pour l’an prochain. Il y aura assurément des tomates, des concombres, des poivrons, des courgettes. J’aime aussi les fines herbes, particulièrement le basilic, et je fais mon propre pesto. Je fais aussi mes mélanges de tisane avec de la mélisse, du thym et de la menthe. Par ailleurs, j’ai un intérêt grandissant pour les arbres fruitiers, j’en ai quelques-uns j’ai dans ma nouvelle cour. J’apprends à ma fille de 5 ans le nom des plantes, comment les cultiver et en prendre soin.

Nous revenons d’un grand voyage en Asie et j’apprécie énormément la cuisine asiatique. Nous avons pris des cours de cuisine dans tous les lieux que nous avons visités et j’ai ramené des recettes fabuleuses, que je mets en pratique presque chaque semaine.

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